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Relever les défis La relation entre les Autochtones et l’État canadien est complexe. Elle a fait l’objet de nombreuses études de la part de chercheurs de différentes facultés (anthropologie, science juridique, science politique, sociologie, etc.) et continue d’alimenter autant la recherche universitaire que l’actualité. Le projet, qui entame présentement sa deuxième année d’existence, amène les chercheurs à ouvrir des voies d’avenir à de nombreux défis de la gouvernance autochtone. Le groupe de recherche multidisciplinaire, dirigé par le professeur Pierre Noreau, a notamment décidé d’aborder de front le défi que représente la coexistence de plusieurs peuples distincts sur le territoire canadien. Ce groupe de recherche s’est donné pour objectif d’identifier, d’ici cinq ans, de nouveaux modèles de gouvernance chez les Autochtones.
Le projet, en bref Le projet Peuples autochtones et Gouvernance porte sur les fondements et les conditions de l’autonomie gouvernementale autochtone dans le contexte canadien contemporain. En rupture avec le colonialisme sur lequel sont fondés les rapports historiques entre sociétés autochtone et non autochtone dans le monde occidental, la recherche porte sur les formes possibles d’une gouvernance autochtone capable de répondre au principe de l’autonomie gouvernementale, reconnu en droit canadien et en droit international. Les chercheurs de l’équipe entendent saisir comment se caractérisent les nouvelles formes de l’autonomie gouvernementale autochtone. Quel type d’interaction ces formes de gouvernance favorisent-elles pour les autres ordres de gouvernance ? Le projet est fondé sur le dialogue entre deux perspectives analytiques. Dans le cadre de la première, l’équipe propose une analyse critique des cadres politique et juridique canadiens actuels en matière autochtone et explore les contraintes, défis et solutions qui peuvent être envisagés au sein des institutions politiques, en tenant compte des normes en vigueur au sein de l’ordre juridique canadien. Dans le cadre de la seconde, nos travaux prennent leur appui sur les point de vue autochtones sur la nature du droit, sur les formes de la vie sociale et politique et sur les conditions de la gouvernance, ces références étant abordées dans leur signification propre, sans référence a priori aux cadres juridique et politique canadiens. L’équipe regroupe 39 chercheurs autochtones et non autochtones (33 cochercheurs et 6 collaborateurs) issus de 21 établissements universitaires. Le projet est coordonné par un comité de direction et d’orientation multidisciplinaire. Il permet, pour une toute première fois, la réunion de chercheurs canadiens prestigieux travaillant dans presque toutes les disciplines liées à l’étude de la question autochtone. L’analyse systématique des conditions de la gouvernance autochtone exige cette diversité et cette qualité d’expertise et permet l’exploration des dimensions relationnelle, juridique et paradigmatique de l’autonomie gouvernementale autochtone. DIALOG - Présentation d'un allié DIALOG est un regroupement interuniversitaire, interinstitutionnel, interdisciplinaire et multisectoriel qui réunit quatre-vingt personnes - chercheurs, étudiants, intervenants, analystes - issues tant du milieu universitaire, des milieux de pratique et des agences gouvernementales que des instances autochtones. Ces acteurs entretiennent l’objectif de mettre en valeur, de diffuser et de renouveler la recherche relative aux peuples autochtones. DIALOG est un faisceau d’interrelations entre des acteurs provenant d’horizons multiples et partageant des pratiques et des intérêts de recherche diversifiés; il offre de nouveaux services destinés à faire connaître et à valoriser au Québec, au Canada, dans les Amériques et de par le monde la production scientifique relative aux Premiers Peuples; il joue le rôle d’un forum facilitant et soutenant les occasions de rencontre, d'échange, de ressourcement et de partenariat; il constitue un levier de développement, d’approfondissement, de réflexion et de renouvellement des connaissances. DIALOG est le lieu de convergence, depuis sa création en 2001, de plusieurs expériences antérieures de regroupement et de travail en équipe et en partenariat au sein desquelles des collaborations ont été développées entre le milieu universitaire et le milieu autochtone ou auxquelles des membres actuels de DIALOG ont été associés par le passé. C’est sur la somme de ces expériences et des capacités nouvelles dont elles ont permis l’émergence et le déploiement que prend appui DIALOG. Nous vous invitons à visiter le site web: www.reseaudialog.qc.ca MISSION DÉVELOPPER les conditions propices à la mise en place d’un dialogue constructif, novateur et durable entre tous les acteurs de la recherche, quels qu’ils soient, afin de dynamiser et de promouvoir la recherche relative aux peuples autochtones et de participer à un renouvellement des questionnements par
CONCEVOIR et mettre en valeur de nouveaux outils de diffusion et de synthèse destinés à faire connaître la production scientifique des chercheurs du Québec et à la valoriser, comme celle des chercheurs de l’extérieur dont le terrain d’étude est le Québec et celle de leurs collègues de diverses provenances
CONTRIBUER à un meilleur positionnement des chercheurs du Québec à l’échelle nationale, intercontinentale et internationale en soutenant les activités d’échange et les rencontres scientifiques internationales, en accueillant des chercheurs et des étudiants de l’extérieur du Québec et en favorisant la collaboration des chercheurs québécois avec des équipes de recherche nationales, intercontinentales et internationales.
L’année financière du projet de recherche Peuples autochtones et Gouvernance s’échelonne du 1er juin au 31 mai. Nous amorçons donc présentement notre deuxième année du projet de recherche. La première année a été bien remplie et très fructueuse. Notre première conférence nationale a réuni tous les chercheurs de l’équipe, du 28 au 30 juin 2006, dans la communauté autochtone de Mjikaning First Nation, près de Toronto. Les 19 et 20 janvier dernier, nous avons tenu notre deuxième conférence nationale, à Montréal, au cours de laquelle nous avons tenu des rencontres de travail par sujets thématiques. Nous avons également eu l’occasion de laisser la parole à quelques-uns de nos partenaires autochtones et avons eu le plaisir d’accueillir le professeur Christophe Eberhard à titre de conférencier. Les 27, 28 et 29 mai derniers, l’équipe de recherche s’est réunie à Saskatoon pour la troisième conférence nationale qui nous a permis de faire un pas important dans le cadre de notre projet de recherche. Notamment, nous avons identifié un plan conceptuel susceptible de guider nos travaux. Six aspects composent ce plan et mettent en évidence différentes dimensions de la gouvernance autochtone et des rapports de gouvernance entre autochtones et non autochtones : JUSTIFICATION, PROCESSUS, MODÈLES, STRUCTURES, ÉCUEILS et EXÉPRIENCES NOVATRICES. Prochaines rencontres Nous sommes présentement en voie de consolider l’engagement des étudiants à notre projet. Les 6, 7 et 8 décembre prochain aura lieu le premier séminaire étudiant de PAG, qui réunira à Montréal près de 50 étudiants associés au projet de recherche. À la fin février, nous tiendrons une importante conférence, organisée conjointement avec le projet de recherche Ethnicité et gouvernance démocratique. Cette rencontre aura lieu à l’Université Victoria et aura pour thème « Reconnaissance et autodétermination ». Pour plus d’information, on peut visiter le site Web www.pag-ipg.com, un site constamment en évolution.
À bientôt,
C’est avec beaucoup de fierté que le Comité d’orientation et de coordination (COC) de Peuples autochtones et Gouvernance (PAG) présente ce bulletin d’information, qui vise à se faire l’écho des nouvelles concernant le projet de recherche, ses activités et ses membres. Le COC souhaite que cet outil soit utile et agréable. Il est également très ouvert à tout commentaire. Wampum : Collier ou ceinture échangé entre deux parties lors de la signature d'un traité, le Wampum était un instrument de communication extrêmement important pour un certain nombre de Premières Nations. Le wampum est constitué de perles enfilées sur des filaments végétaux ou animaux. Les Premières Nations du Nord-Est, les six Nations iroquoises en l'occurrence, n'ayant pas de système d'écriture, recouraient au wampum et y incorporaient une symbolique d'autant plus ramassée que le matériau était simple (deux couleurs, texture de coquillage). Ainsi, le wampum aux deux rangs parallèles violets sur fond blanc, symbolisait la coexistence pacifique de deux peuples, Premières Nations et Européens, chacun ayant ses propres coutumes et son indépendance (illustrée par le parallélisme des rangs). Le fond blanc symbolisait la pureté, les trois rangés de perles blanches entre les deux rangs violets, l'amitié, la paix et le respect. |
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Directeur scientifique : Pierre Noreau > pierre.noreau@umontreal.ca | |