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Depuis plus de trente mois, j’ai le plaisir de diriger l’un, voire le plus important, des projets de recherche portant sur les conditions contemporaines de l’autonomie gouvernementale autochtone en contexte canadien. Le projet réunit les meilleurs experts canadiens en la matière et met en commun les contributions de collègues issus de plusieurs universités et de presque toutes les disciplines des sciences sociales et humaines. La pertinence des réponses apportées jusqu’à maintenant aux questions que soulève notre thème de recherche nous permet d’entrevoir la suite avec beaucoup d’enthousiasme. Je suis particulièrement fier de l’intégration et de la participation des étudiants au projet. Leur apport est considérable et fort apprécié. Il est aussi important de souligner l’importance accordée par le projet aux chercheurs et étudiants autochtones. L’importance accordée au partenariat de l’équipe avec des groupes autochtones est aussi un élément qui nous distingue. Les projets spécifiques de chaque chercheur avancent tous très bien, tout comme les discussions au sein de l’équipe, comme c’est également le cas du projet dans son ensemble, qui bénéficie maintenant d’une stratégie d’animation très précise. À l’automne 2007, la tournée que j’ai effectuée auprès des principales universités regroupant les chercheurs du projet a été très appréciée, tant par les chercheurs que par le comité d’orientation et de coordination. Elle a notamment permis aux chercheurs et aux étudiants d’échanger en groupes plus restreints, d’établir les bases du projet d’animation scientifique des trois prochaines années et d’envisager la poursuite d’échanges scientifiques fondés sur leur proximité géographique. Cette tournée a également permis d’approfondir des liens entre des chercheurs travaillant sur un même sujet ou dans une même perspective. Si les grandes rencontres pancanadiennes organisées depuis le début du projet ont été l’occasion d’un brassage d’idées stimulant, les chercheurs ont également apprécié ces rencontres plus ciblées qui permettaient en quelque sorte de raffiner les discussions et les réflexions. Cette façon de faire a permis aux étudiants d’avoir un accès plus personnalisé avec les autres chercheurs de l’équipe, dont ils ne relèvent pas directement au chapitre de la supervision, mais qui travaillent sur les mêmes questions qu’eux. En ce sens, l’équipe a trouvé un équilibre et un mode de fonctionnement et de collaboration propre. J’ai très hâte à notre prochaine conférence nationale de mi-parcours, lors de laquelle nous accueillerons le comité d’évaluation du CRSH. Pierre Noreau |
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Directeur scientifique : Pierre Noreau > pierre.noreau@umontreal.ca | |