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Relever les défis Le projet de recherche est arrivé à mi-parcours des cinq années suventionnées par le CRSH. Depuis le début du projet, nous avons pu bénéficier de nombreux échanges entre chercheurs, et avec nos partenaires, tant en sessions plénières qu’en chantiers de discussion, lors des trois conférences pancanadiennes qui se sont tenues en juillet 2006 (Rama), janvier 2007 (Montréal) et juin 2007 (Saskatoon). Nous avons également organisé des rencontres à un niveau plus local entre les chercheurs d’une même région afin de nous assurer de leurs progrès par rapport aux objectifs du projet. Et, plus récemment, à Victoria (février-mars 2008), nous avons eu l’occasion d’échanger avec d’autres groupes de recherche — Gouvernance démocratique et ethnicité (GDE) et le Consortium on Democratic Constitutionalism (Demcon) — sur le thème Reconnaissance et autodétermination. De leur côté, les étudiants du projet ont eu l’occasion de participer à toutes les grandes rencontres auxquelles les chercheurs étaient invités. En outre, deux colloques étudiants ont été organisés, l’un à Montréal (7 et 8 décembre 2007) et l’autre à Victoria (28 février 2008). Ces rencontres, qui ont été très fructueuses, leur ont permis d’établir des relations sur le plan scientifique, mais également sur un plan plus personnel. La prochaine rencontre sera l’occasion de faire le point à mi-chemin du projet de recherche. Cette conférence nationale de mi-parcours aura lieu à Montréal les 9, 10 et 11 octobre 2008.
Le projet, en bref À ce stade-ci du projet, le comité d’orientation et de coordination a décidé de revenir sur tous les thèmes majeurs qui sont ressortis des rencontres que nous avons menées jusqu’à présent et de définir une nouvelle marche à suivre pour les trois prochaines années. Les enjeux stratégiques ont été identifiés à partir des différents projets de recherche de PAG. Leur raison d’être est de nous permettre d’aborder des questions cruciales et, par conséquent, de réaliser des progrès substantiels, voire d’atteindre des résultats tangibles, ce qui pourra aider grandement à l’élaboration de politiques. Si nous parvenons à réaliser les progrès escomptés sur ces questions, nous aurons contribué de façon significative à l'avancement du savoir dans ce champ parce que notre contribution aura été le produit d’une recherche concertée et interdisciplinaire. Les thèmes sont :
Présentation d'un allié Femmes autochtones du Québec (FAQ) Fondé en 1974, Femmes Autochtones du Québec Inc. (FAQ) représente les femmes des Premières Nations du Québec ainsi que les femmes autochtones qui vivent en milieu urbain. Organisme bilingue, FAQ est membre de l'Association des femmes autochtones du Canada. FAQ siège à l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, au conseil d'administration des Services parajudiciaires autochtones du Québec, à la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec, et à plusieurs autres commissions et comités autochtones et non autochtones Mission Actions À l'instar des Premières Nations, FAQ revendique l'autonomie gouvernementale tout en encourageant la participation pleine et entière des femmes autochtones dans ce processus. Sur le plan socioéconomique, FAQ s’implique dans la promotion et la création de nouvelles initiatives de formation afin d'aider ses membres à améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles. Ces initiatives permettent également aux femmes de s'engager davantage dans leur communauté.
Depuis plus de trente mois, j’ai le plaisir de diriger l’un, voire le plus important, des projets de recherche portant sur les conditions contemporaines de l’autonomie gouvernementale autochtone en contexte canadien. Le projet réunit les meilleurs experts canadiens en la matière et met en commun les contributions de collègues issus de plusieurs universités et de presque toutes les disciplines des sciences sociales et humaines. La pertinence des réponses apportées jusqu’à maintenant aux questions que soulève notre thème de recherche nous permet d’entrevoir la suite avec beaucoup d’enthousiasme. Je suis particulièrement fier de l’intégration et de la participation des étudiants au projet. Leur apport est considérable et fort apprécié. Il est aussi important de souligner l’importance accordée par le projet aux chercheurs et étudiants autochtones. L’importance accordée au partenariat de l’équipe avec des groupes autochtones est aussi un élément qui nous distingue. Les projets spécifiques de chaque chercheur avancent tous très bien, tout comme les discussions au sein de l’équipe, comme c’est également le cas du projet dans son ensemble, qui bénéficie maintenant d’une stratégie d’animation très précise. À l’automne 2007, la tournée que j’ai effectuée auprès des principales universités regroupant les chercheurs du projet a été très appréciée, tant par les chercheurs que par le comité d’orientation et de coordination. Elle a notamment permis aux chercheurs et aux étudiants d’échanger en groupes plus restreints, d’établir les bases du projet d’animation scientifique des trois prochaines années et d’envisager la poursuite d’échanges scientifiques fondés sur leur proximité géographique. Cette tournée a également permis d’approfondir des liens entre des chercheurs travaillant sur un même sujet ou dans une même perspective. Si les grandes rencontres pancanadiennes organisées depuis le début du projet ont été l’occasion d’un brassage d’idées stimulant, les chercheurs ont également apprécié ces rencontres plus ciblées qui permettaient en quelque sorte de raffiner les discussions et les réflexions. Cette façon de faire a permis aux étudiants d’avoir un accès plus personnalisé avec les autres chercheurs de l’équipe, dont ils ne relèvent pas directement au chapitre de la supervision, mais qui travaillent sur les mêmes questions qu’eux. En ce sens, l’équipe a trouvé un équilibre et un mode de fonctionnement et de collaboration propre. J’ai très hâte à notre prochaine conférence nationale de mi-parcours, lors de laquelle nous accueillerons le comité d’évaluation du CRSH. Pierre Noreau
Le directeur scientifique Pierre Noreau est régulièrement invité, à titre d’expert, à commenter des questions autochtones dans les médias. Il a notamment participé à une émission spéciale de Radio-Canada portant sur les excuses du Parlement canadien aux victimes des pensionnats indiens. Sur ce sujet d'ailleurs, lire ci-dessous le communiqué de presse de l'un de nos partenaires, l'APNQL, soulignant cet événement important. Le Chef national de l’APN salue le Parlement canadien pour ses excuses sincères Le 12 juin 2008 Le Chef national de l’APN, Phil Fontaine, a salué le Parlement canadien pour les excuses sincères présentées par le premier ministre Harper. Il est permis d’espérer que ce pardon, qui a contribué à faire la lumière sur l’histoire des pensionnats au Canada, permettra aux survivants, à leurs familles et à leurs proches de commencer à panser leurs plaies. « Le Parlement a reconnu les erreurs du passé à la Chambre des communes, en présence des survivants et de leurs familles et devant des dignitaires de l’Église, le premier ministre et tous les leaders de la Chambre, en s’adressant au gouvernement, à l’ensemble du pays et au monde entier », a déclaré le Chef national Phil Fontaine. « Par ces excuses, le gouvernement reconnaît qu’il était répréhensible d’attaquer notre culture, notre foi, notre identité et notre autonomie en tant que peuples. Il reconnaît que ces attaques ont été livrées de la façon de la plus grossière qui soit, en privant des générations d'enfants de leur culture, de leur identité ainsi que de l'amour et du soutien de leurs parents. J'estime que ce pardon peut être considéré comme une tentative sincère de mettre un baume sur les blessures du passé. » Le Chef national a ajouté que ces excuses, en plus de contribuer à la reconnaissance des événements du passé, permettent au Canada de tourner la page sur un pan de son histoire en faisant la lumière sur ce chapitre tragique. Le Chef national a souligné que le premier ministre et les leaders de la Chambre ont évoqué le fait que dans le futur, le Canada promettait de respecter les droits des Premières Nations et n’essaierait plus jamais de dénigrer ou de détruire l’identité des Premières Nations en tant que peuples distincts ni de compromettre l’intégrité de la culture et des familles des Premières Nations. « Pour les survivants des pensionnats, ces excuses contribueront à guérir des blessures passées, mais aussi à nouer une nouvelle relation avec le Canada et à cultiver la confiance et le respect mutuels chez les survivants, leurs enfants et leurs petits-enfants », a affirmé le Chef national Phil Fontaine. « Voilà pourquoi ces excuses passeront à l’histoire : les élèves des pensionnats, qui étaient persécutés dans leur jeune âge, ont non seulement survécu, mais ils conduisent maintenant le Canada sur la voie de la réconciliation. De plus, il est important pour tous les Canadiens que nous fassions la lumière sur cet aspect caché de notre histoire de manière à ce que nous puissions commencer à mieux comprendre le passé de notre pays et à le faire connaître à toute la population canadienne. « Je souhaite également mentionner que certains survivants ont peut-être de la difficulté à accepter ces excuses. Tous les survivants peuvent évoquer leur expérience, mais chaque cas est unique et personnel. Pour ma part, j’espère que tous pourront amorcer un processus de guérison. Je souhaite également préciser que ces excuses marquent le début du processus de vérité et de réconciliation et des travaux de première importance qui seront menés sous la gouverne du juge Harry LaForme », a conclu le Chef national. L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada. |
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Directeur scientifique : Pierre Noreau > pierre.noreau@umontreal.ca | |