
Les activités de recherche sont regroupées en trois chantiers :
Le premier chantier réfère aux enjeux entourant les rapports au sein des communautés et des Nations autochtones et entre sociétés autochtones et non autochtones, compte tenu des contraintes normatives de référence. Cette partie de la recherche pose tout le problème de l’institutionnalisation des rapports de gouvernance, c’est-à-dire de la normativité en tant qu’elle fixe les processus politiques et sociaux. Quatre perspectives de travail seront ainsi définies, portant respectivement sur la reconnaissance de la spécificité culturelle autochtone, l’aménagement du pouvoir politique, les conditions de l’autonomie économique et la gestion des conflits sociaux entre et au sein des communautés.
| Perspectives | Groupes de travail |
|---|---|
| Reconnaissance de la spécificité culturelle | Darlene Johnston Étienne Le Roy Michael Coyle Denys Delâge |
| Aménagement du pouvoir | Ghislain Otis Natalia Loukacheva Martin Papillon Gilles Bibeau Daniel Gendron |
| Conditions de l’autonomie économique | Marc-Urbain Proulx Gilles Bibeau Richard Janda Ysolde Gendreau Roderick Macdonald |
| Régulation des conflits sociaux | Mylène Jaccoud Daniel Thomas |
Les caractéristiques sociales, économiques et culturelles des sociétés autochtones s'inscrivent également dans le cadre de rapports de nature juridique établis dans des contextes historiques et sociaux particuliers. Les chercheurs de ce chantier travailleront sur les références paradigmatiques (les postulats idéologiques ou les fondements théoriques implicites, les représentations du monde) qui encadrent la définition des relations juridiques entre sociétés autochtones et non autochtones. Les distinctions entre colonialisme, postcolonialisme et perspectives autochtones trouvent ici une place centrale. Ce chantier se subdivise en quatre groupes de travail qui se pencheront respectivement sur les fondements intellectuels, normatifs, identitaires et cosmologiques de ces paradigmes de référence.
| Perspectives | Groupes de travail |
|---|---|
| Intellectuelle | Michael Asch Gordon Christie Avigail Eisenberg |
| Normative | Kent McNeil Michel Morin Janna Promislow Patrick Macklem Val Napoléon |
| Identitaire | Larry Chartrand Roderick Macdonald |
| Cosmologique | Bernard Saladin-d’Anglure Val Napoléon |
Finalement, les rapports de gouvernance peuvent être abordés en tant que « système de relations » entre sociétés autochtones et non autochtones. Les problèmes de la gouvernance se confondent alors avec les débats entourant le fédéralisme, le régime de citoyenneté, la structuration des rapports de négociation et des rapports de force et la mise en œuvre d’une politique de la reconnaissance entre les communautés (Webber, 1994; 1996). Leurs interactions deviennent alors l’enjeu de valeurs et de systèmes de référence différents, parfois opposés. On aborde par ce biais les aspects directement politiques et culturels — plutôt que strictement juridiques — des relations intercommunautaires.
| Perspectives | Groupes de travail |
|---|---|
| Le fédéralisme | Jean-François Gaudreault-Desbiens Jean Leclair Ghislain Otis |
| Le régime de citoyenneté | Frances Abele Martin Papillon Daniel Salée Carole Lévesque Melissa Williams Annis May Timpson |
| La politique de reconnaissance | Jocelyn Maclure Pierre Noreau |